Les cinq semaines de travail comme livreur chez Amazon ont épuisé le journaliste Dominique Cambron-Goulet.
L'enquête n'a pour but que de nuire à Amazon. Pourtant, il y a beaucoup d'autres commerces semblables et sûrement avec des conditions pires que celles chez Amazon et qui paient moins que 17$ l'heure.
Le journaliste arrive à l'entrepôt à 8 h et n'est prêt à partir qu'à 13 h (cinq heures !). Je serais curieux de connaître les performances à l'entrepôt des livreurs expérimentés. Cinq semaines, ce n'est pas suffisant pour être efficace. Enfin, vous pouvez gagner 17$ l'heure dans une usine à travailler sur une chaîne de montage, moins épuisant, mais plus abrutissant.
Si vous voulez démolir Amazon, il faudra aussi démolir toutes les entreprises qui offrent des postes épuisants ou abrutissants et cela au salaire minimum.
« La PME de la MRC de l’Érable a beau offrir entre 15 $ et 20 $ l’heure, rien n’y fait. Un mois après avoir publié une offre d’emploi, personne n’a même encore envoyé son CV. » (Francis Halin, JdM, 19 juin 2021)
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Plusieurs disent qu'Amazon a contribué à nuire aux boutiques dans les centres commerciaux. C'est vrai. C'est le progrès. Il y a quelques dizaines d'années, les centres commerciaux ont contribué à nuire aux boutiques locales.
L'achat en ligne est là pour de bon. Que les boutiques s'ajustent. Au début du XXe siècle, plusieurs maréchaux-ferrants ont fait faillite, quelques-uns ont ouvert une station-service et sont devenus mécaniciens, les autres se sont apitoyés sur leur sort !
Le Journal de Montréal bloque mes commentaires.
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