Tenir compte du charisme d'un candidat n'est qu'une réaction émotive, rien de pragmatique. Pourquoi plusieurs électeurs choisissent-ils un parti, un chef ou un député en ne tenant compte que de son charisme ? C'est tout simplement parce que les journaux ont choisi d'influencer le vote en visant les défauts de l'homme plutôt que son programme.
Mais il y a un mais. Depuis quelques années, le quatrième pouvoir se fait dépasser par les médias sociaux. C'est ainsi que Scheer, bien que détesté des journalistes*, a malgré tout obtenu 22 sièges de plus que son prédécesseur et 34% des votes contre 33% pour Trudeau. Après l'élection, les journalistes ont continué à affirmer que Scheer n'était pas de taille bien qu'il ait battu Trudeau avec 1% de votes de plus.
* Unifor, un syndicat comptant entre autres 12 000 journalistes, a promis qu'il serait le pire cauchemar de Scheer parce que ce dernier était contre l'aide aux médias. Cette déclaration a mis en conflit d'intérêts tous les journalistes qui suivent la directive du syndicat.
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